Sterling Darling

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Après plusieurs années de procrastination, j’ai enfin décidé que 2026 serait l’année où je me lancerais dans les démarches administratives pour pouvoir vendre des bijoux en argent. Ça m’a pris quasi toute l’année car j’ai beaucoup traîné, hésité, attendu, mais j’ai fait ma déclaration d’existence auprès du bureau de garantie des douanes ! C’est donc officiel : j’existe, c’est la douane qui le dit.

En vérité ce n’est pas très compliqué, il m’a fallu un simple échange mail pour obtenir les documents à remplir. Il n’y a rien à payer à la douane ; tout le coût de l’opération se situe dans les achats obligatoires, et il n’est pas négligeable :

  • poinçon de maître : environ 200 €
  • livre de police : environ 80 €
  • balance homologuée : environ 350 € – homologation à renouveler chaque année pour environ 100 €

Et ensuite, bien entendu, il reste le coût des métaux précieux eux-mêmes, surtout quand on a comme moi la bonne idée de se lancer là-dedans à une période où le prix de l’argent a triplé en un an. Bref.

Le temps de poinçonner allègrement les bijoux en argent que j’ai déjà fabriqués, de passer quelques journées devant le livre de police à remettre en question toutes les décisions de ma vie qui m’ont menée à cette galère, et enfin de suivre mon circuit habituel photos–retouches cadrage/lumière–rédaction des fiches produit, me voici prête à présenter mes premières pièces en métal précieux !

Quelques-unes ont déjà des équivalents en laiton doré, comme le collier Cora ou les boucles d’oreille Gaïa, car j’aime pouvoir proposer au moins deux couleurs de métal. À l’occasion, j’aimerais aussi pouvoir ajouter une version doré à l’or rose.

J’ai aussi inauguré mon premier modèle mixed metals, c’est-à-dire qui mélange laiton et argent : Candice. J’en ferai sans doute assez peu de ce type car, à ma grande déception, ce n’est pas très populaire. Personnellement, je trouve ça très beau, et encore plus quand on mélange cuivre et argent. J’ai beaucoup de pistes à explorer de ce côté.

Et enfin, j’inaugure aussi une nouvelle section : les bagues ! Je démarre en douceur avec deux modèles, Catriona et Cailin. J’adore les bagues, mais comme artisan je trouve ça délicat. Dès lors qu’on opte pour des anneaux fermés, il faut prévoir un éventail de tailles suffisant. On a donc tendance à limiter aux tailles les plus communes car on n’a pas les moyens humains et financiers de passer des jours à fabriquer des tailles qu’on ne vendra peut-être jamais. Sauf que, en tant que détentrice de doigts minuscules qui ne trouve jamais sa taille sur les marchés, je compatis fortement avec les personnes à taille de doigts peu commune, grande ou petite. Pour l‘avenir, j’aimerais donc travailler sur des modèles ouvert qui s’adaptent plus facilement à plusieurs tailles.

Avec tous ces beaux projets, je vous laisse parcourir la collection Argent !

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