Tutoriel : pendentif monté sur cordon

Pour bien démarrer la rentrée, voici un nouveau tutoriel, très facile !

Je vais vous montrer comment monter un pendentif sur un cordon. Monter un bijou sur chaîne est encore plus simple, mais parfois, selon le style du pendentif, un joli cordon noir donne un meilleur effet.

 

Ingrédients

Il vous faut : 

  • un joli pendentif que vous avez envie de porter ;
  • une bonne longueur de cordon « queue de rat » en viscose (2 mm) ;
  • de la colle, assez forte pour tenir du métal et du tissu ensemble ;
  • 2 embouts à cordon de diamètre intérieur 2 mm ;
  • 2 anneaux de jonction (5 mm);
  • un fermoir et, si vous le souhaitez, une chaînette de réglage ;
  • des ciseaux;
  • les traditionnelles pinces à bouts rond et plate.

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Étape 1 — Le cordon

Coupez votre cordon à la longueur souhaitée. Comme je prépare un collier ras du cou, j’ai coupé un morceau de 38 cm.

Ici, j’utilise des embouts à coller et non à aplatir. Le problème avec le cordon en viscose, c’est qu’il est composé de plein de petites fibres qui vont plier et s’effilocher lorsque vous essaierez de les glisser dans l’embout. Il faut donc rigidifier les bouts du cordon et faire en sorte que les fibres restent groupées.

Tout d’abord, effilez les bouts du cordon avec les ciseaux pour les rendre légèrement pointus. Inutile d’être bien précis∙e, c’est un façonnage grossier. Ça facilitera l’insertion dans les embouts ensuite ; prenez garde à ne pas trop couper pour ne pas rendre le cordon trop fin.

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Ensuite, étalez une toute petite goutte de colle sur chaque bout, sur à peine 2 millimètres de long, en veillant à bien rassembler les fibres ensemble. laissez sécher.

Quand les deux bouts sont secs, vous pouvez constater qu’ils sont durcis par la colle, ce qui permettra de les enfiler facilement dans les embouts. Et plus d’effilochage !

Posez une autre goutte de colle sur chaque bout et recouvrez avec les embouts. La colle va s’étaler lorsque vous pousserez le cordon dans l’embout.

Ne vous inquiétez pas si la colle déborde, n’y touchez pas. Si vous essayez de l’essuyer, cela va laisser des traces de colle partout. Une fois sèche, il sera beaucoup plus facile d’enlever l’excédent proprement avec un cutter.

Étape 2 — Le pendentif

Lorsque que tout est sec et propre, vous pouvez enfiler votre pendentif sur le cordon. Rien de bien compliqué ici ! Évidemment, si la bélière de votre pendentif est plus fine que les embouts, il faut l’enfiler avant l’étape 1.

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Étape 3 — Le fermoir

Une fois le pendentif sur le cordon, ouvrez un anneau de jonction grâce aux pinces.

Accrochez l’anneau dans le trou de l’embout, puis accrochez-y le fermoir.

Refermez l’anneau avec les pinces.

Répétez l’opération de l’autre côté, cette fois avec la chaînette de réglage accrochée à l’anneau (ou pas).

Et voilà !

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Vous possédez à présent un ravissant pendentif que vous avez monté tout∙e seul∙e ! C’était vraiment facile, n’est-ce pas ?

Amusez-vous bien !


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Tutoriel origami : guirlande de grues

Comme promis, voici un nouveau tutoriel.

Je vais vous montrer comment réaliser ce genre de jolie guirlande en origami.

L’origami est une activité relaxante et agréable que je recommande à tous. Plier du papier avec application a quelque chose d’apaisant, comme broder ou tricoter :  c’est probablement dû à la répétition de gestes simples.

Je fabrique des guirlandes avec des grues, le pliage le plus connu, mais bien entendu il y a des centaines d’autres formes parmi lesquelles choisir.

 

Ingrédients

Il vous faut : 

  • 5 feuilles de papier origami (10 x 10 cm) ;
  • 70 cm de fil câblé ou de fil assez solide ;
  • 16 perles « toupies » en cristal Swarovski (cf. ci-après) ;
  • 17 perles à écraser ;
  • 1 petite perle en métal doré (2 mm) ;
  • 1 perle plus grande (12-16 mm) ou un pompon ;
  • 1 tige à tête plate ;
  • 3 pinces : coupante, plate, bout rond.

origami garland tutorial

J’ai sélectionné quatre sortes de cristaux Swarovski, visibles ci-dessus :

  • 5 toupies brun clair (4 mm) à fixer sous les grues car une perle à écraser est trop petite pour les faire tenir en place ;
  • 5 très petits cristaux de la même couleur (2 mm) pour aller sur le dos des grues ;
  • 4 cristaux noirs (4 mm) pour aller entre les grues ;
  • 2 cristaux jaunes (4 mm) à fixer sur les boucles supérieure et inférieure de la guirlande.

Choisissez bien sûr les perles et couleurs que vous voudrez !

 

Étape 1 : les grues

Pour ce tutoriel, j’ai choisi des papiers dans des tons jaunes ensoleillés. Certaines feuilles sont unies et d’autres ont des motifs ; j’aime mélanger les deux.

origami garland tutorial

Tout d’abord, c’est parti pour le pliage ! Voici comment plier une grue en origami. Il nous faut en réaliser 5.

origami garland tutorial

Plus que trois ! J’aime écouter de la musique ou un podcast tandis que mes mains sont occupées.

Et voilà ! Cinq jolies grues jaunes.

Piquez le dos de chaque grue avec une épingle ou une aiguille pour pouvoir passer le fil à travers ensuite. Inutile de percer un trou sur le ventre car le pliage laisse déjà un espace à cet endroit.

Étape 2 : la boucle supérieure

Nous allons commencer par la boucle qui servira à suspendre la guirlande. Enfilez une perle à écraser sur le fil câblé et faites une boucle en faisant repasser le fil dans la perle, comme sur la photo ci-dessous. Laissez dépasser un petit bout de fil pour que la perle ait une bonne prise.

Écrasez la perle avec la pince plate.

origami garland tutorial

Enfilez un cristal jaune et faites-le passer dans le bout de fil qui dépasse pour le masquer. Si ce bout de fil est trop long, coupez-le. Enfilez ensuite une autre perle à écraser jusque sous le cristal et aplatissez-la.

La boucle supérieure de votre guirlande est prête !

Étape 3 : perlage

À présent, enfilez une grue et les cristaux qui les accompagnent, dans l’ordre : un petit cristal brun, une grue, un grand cristal brun, et enfin une perle à écraser.

Je ne mets pas de perle à écraser au-dessus des grues ; ce n’est pas nécessaire et le résultat est plus esthétique ainsi.

Laissez environ 5 cm de distance entre le premier cristal jaune et le petit cristal sur le dos de la grue. Puis écrasez la perle en-dessous.

origami garland tutorial

Pour cette manipulation, je trouve plus commode de suspendre la guirlande pour travailler à la verticale. La gravité aide pour les mesures : soulevez les grues et perles tout en haut, puis laissez-les doucement descendre jusqu’à atteindre l’emplacement choisi. Pincez le fil juste sous la perle à écraser pour tenir le tout en place, puis aplatissez la perle.

origami garland tutorial

Une fois que votre première grue est installée, enfilez une nouvelle perle à écraser à environ 4 cm de distance de la précédente et aplatissez-la. Enfilez un cristal noir et une autre perle à écraser, aplatissez-la. Ensuite, ce sera une grue suivant le même modèle que la première, puis un cristal noir, puis une grue, etc. Répétez cinq fois en terminant par la dernière grue. Voici le schéma des mesures :

Étape 4 : la boucle inférieure

Même idée que la première boucle.

Enfilez et aplatissez une perles à écraser à 5 cm de distance de la précédente. Enfilez un cristal jaune et une autre perle à écraser. Avec la pince à bout rond, faites une petite boucle en faisant repasser le fil dans la perle à écraser et le cristal. Coupez la longueur de fil câblé en trop pour que la boucle soit discrète. Écrasez la perle.

origami mobile

Étape 5 : alourdir l’extrémité

Il vous reste désormais une grande perle, une petite perle et une tige à tête plate. J’aime utiliser des perles en forme de goutte pour mes guirlandes, mais un pompon rend très bien aussi. Veuillez seulement à ce qu’il soit assez lourd pour que le fil câblé soit tendu quand on suspend la guirlande.

Enfilez les perles sur la tige.

Coupez l’excès de tige avec la pince coupante. Je laisse environ l’épaisseur d’un doigt, comme sur la photo.

Avec la pince à bout rond, faites une boucle ; ne la fermez pas encore.

Accrochez cette boucle ouverte à celle de la guirlande, puis fermez-la avec la pince plate.

Félicitations, votre guirlande est terminée ! Vous pouvez l’accrocher où vous voulez. Elle sera du plus bel effet sur un mur, à côté d’un miroir, d’une fenêtre ou d’une porte. Les grues pivotent librement sur le fil et bougent avec le vent.

Origami mobile

origami mobile

Il y a de nombreuses variations à faire sur ce thème : vous pouvez accrocher plusieurs guirlandes à un bâton et en faire une décoration murale large ou un rideau. Ou bien vous pouvez les fixer sur un cadre circulaire pour faire un mobile à accrocher au-dessus d’un berceau. La limite n’est que votre imagination… donc il n’y en a aucune !

Bonnes créations !

 

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Créer une boutique Etsy — 2e partie

Suite de la session précédente (accessible ici) !


La première vente

C’est une fierté sans pareille. C’est la preuve que vous êtes en bonne voie. J’ai eu ma première vente Etsy environ un mois après l’ouverture de ma boutique, parce que ma collègue adore les bijoux fantaisie. Par une étrange coïncidence, j’ai eu le même jour ma première vente à un « client inconnu ».

Après cela, je n’ai plus rien eu pendant plusieurs mois. Aujourd’hui, j’ai une moyenne assez stable de deux ou trois ventes par mois. C’est peu, mais si on considère le peu de temps et d’énergie que j’y consacre puisque ce n’est pas mon activité principale, c’est convenable.

 

Les équipes (teams)

En cas de doute, faites-vous aider ! Les teams Etsy peuvent être formidables. J’ai la chance de faire partie de deux collectifs de vendeurs Etsy locaux qui sont très actives. Nous partageons quotidiennement nos expériences et conseils dans notre groupe privé sur Facebook.

 

Le service

Votre boutique est ouverte, les fiches produit sont actives, vous êtes officiellement un vendeur Etsy ! La phase suivante est celle que je n’avais pas du tout anticipé comme il le fallait car je considérais toujours cette activité comme un hobby. J’ai appris sur le tas en recueillant des conseils auprès d’autres vendeurs.

 

  • Questions et commandes personnalisées

On reçoit des questions régulièrement (« Pouvez-vous monter ces boucles d’oreille sur clip ? » ou « La mesure de 19 cm inclut-elle le fermoir ? »). Ne serait-ce que pour cela, je recommande l’application gratuite « Vendre sur Etsy » pour smartphone. De cette façon, vous pouvez recevoir et répondre rapidement aux messages. Beaucoup de clients ne donnent pas suite, inutile de leur courir après.

Une cliente régulière de ma boutique m’envoie toujours un message avant d’acheter un bijou pour vérifier qu’il est bien disponible. Je lui ai déjà indiqué que si c’est dans la boutique, ça veut dire que c’est disponible, mais elle me demande toujours avant d’acheter. Du coup, je joue le jeu.

Certains ne sont pas à l’aise avec l’informatique ; certains sont impolis et certains sont franchement bêtes à manger du foin. Un bon vendeur sourit et fait de son mieux pour satisfaire ses clients… dans la limite du raisonnable.

Intermède fille-d’institutrice : je reconnais être une grammar nazi. C’est sans doute une cause passablement perdue et un nombre tragique de gens (vendeurs autant que clients) n’y attachent aucune importance, mais j’insiste sur le fait d’avoir une expression écrite et une orthographe irréprochable. Vous représentez votre entreprise. Écrire correctement dans sa propre langue est, à mon sens, essentiel pour l’image de votre marque. Nous sommes à l’ère d’internet et du partage instantané des connaissances : vous n’avez aucune excuse pour faire des fautes quand il est si facile de vérifier.

 

  • Expédition

La majorité des vendeurs que je connais utilisent systématiquement le courrier suivi. Les frais de port sont plus chers en conséquence, mais vous êtes couverts en cas de problème avec la Poste, ce qui arrive.

Quand ça arrive et que le client vous en informe, il est de bon ton de proposer au minimum un coupon de réduction sur votre boutique. Même si l’erreur n’est pas de votre fait, un geste commercial permet de limiter la mauvaise expérience.

 

  • Packaging

J’ai passé beaucoup de temps à chercher un style d’emballage qui me satisfasse. D’ailleurs, je suis toujours en recherche pour me renouveler.

J’ai fini par choisir de fabriquer des enveloppes en origami pour rester dans une politique « tout fait main ». Chaque bijou est envoyé dans une petit pochette en organza emballée dans une enveloppe en beau papier épais fermée par un autocollant « Fait main avec amour ». Je l’emballe ensuite dans du papier de soie. J’ajoute toujours une note manuscrite à l’attention de l’acheteur et une carte de visite.

etsy shop packaging

Il est important de prendre le temps de trouver son propre style. L’emballage fait aussi partie de votre image professionnelle. Ça vaut la peine de dépenser un peu pour un beau résultat (en comptabilisant cette dépense dans le prix du produit, bien sûr).

On peut aussi « tricher » intelligemment en s’achetant des produits proches des siens sur Etsy (dépenses tout à fait professionnelles et pas du tout du tout pour le plaisir) pour voir ce que font les autres vendeurs, toujours une bonne source d’inspiration.

 

  • Cartes de visite

Il faut toujours en avoir sur soi ! C’est professionnel, on n’hésite pas à les distribuer, ça donne toutes les informations pour faire connaître votre marque.

etsy shop card

Aussi simple que soit le nom de votre boutique, une fois la conversation finie et quelques heures passées, c’est facile d’oublier. Et alors, impossible d’aller voir de plus près vos produits. Avoir à portée une carte qui indique vos réseaux sociaux et l’adresse de votre site est toujours une bonne idée.

Concernant les fournisseurs, Vistaprint est peu cher et de qualité décente, Moo est d’excellente qualité mais très cher. Je n’ai pas testé d’autres imprimeurs.

 

Les avis

Sur internet, les clients se fient beaucoup aux avis d’utilisateurs. Leur pertinence et leur importance est bien connue. Ce n’est pas choquant de les demander lorsqu’on expédie une commande tant que c’est fait poliment. Un simple « N’hésitez pas à me faire savoir si le produit vous a plu ! » peut suffire. On voit aussi souvent : « Les avis positifs sont toujours appréciés ! ».

 

La plupart des utilisateurs qui laissent un avis le font parce qu’ils savent que ça aide votre boutique ; ceux-là se montrent toujours positifs. Les mauvais avis sont au final rares si votre service est bon. Si vous avez fourni un service correct et que vous pouvez le prouver (les captures d’écran et le courrier suivi vous y aideront), vous pouvez demander à Etsy de retirer un commentaire injustement négatif.

 

La langue

Etsy, je l’ai mentionné, est un site américain. Avoir des notions d’anglais est donc très utile, même si la branche Etsy France est aujourd’hui bien développée. Se priver de la clientèle internationale (car l’anglais donne accès au monde entier et pas seulement au pays anglophones) est, selon moi, une erreur.

Etsy propose la traduction automatique de vos fiches produits : l’anglais y sera en conséquence déplorable mais compréhensible. Autant que possible, traduisez vous-même. Il vaut mieux un anglais maladroit que pas d’anglais du tout ; personne ne vous jugera de ne pas être bilingue.

À l’aide d4un convertisseur, indiquez aussi les mesures de vos produits dans les deux systèmes : métrique et impérial. Les pouces et pieds n’évoquent rien au public français, il en est de même pour le public anglophone et les centimètres.

C’est plus long, c’est davantage d’effort, mais l’ouverture est toujours préférable à la restriction.

 

Évoluer

Avec le temps et l’expérience, on devient plus confiant. Il ne faut jamais oublier de tenir compte de tout qu’on a accompli pour être prêt pour ce qui reste à maîtriser. Parfois, je retourne jeter un œil à mes premiers bijoux mis en ligne et les compare aux plus récents. Je suis ravie de voir que mon savoir-faire et mon style ont évolué autant que mes compétences commerciales. Les petites entreprises ne sont pas faciles à faire tourner ; n’oublions pas de constater les progrès !


C’est tout pour le moment ! J’espère que ce sera utile.

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Créer une boutique Etsy — 1re partie

Aujourd’hui, je vais raconter la création de ma boutique Etsy. C’est, à dire vrai, une histoire sans grand intérêt. Le but est d’aider d’éventuels débutants qui hésitent à se lancer et cherchent des conseils.

Je coupe l’article en plusieurs chapitres car il y a beaucoup à dire et ce serait indigeste en un seul morceau. Bonne lecture !


Pourquoi vendre en ligne ?

Cette question semble aujourd’hui superflue. Même lorsque vous avez une boutique physique, il est essentiel que vos clients puissent accéder à vos produits via internet.

En ce qui me concerne, mon choix était vite fait : je n’avais ni le temps ni les moyens pour une boutique physique. Ce n’est pas pour l’instant mon ambition d’en vivre non plus. J’avais juste entassé un quintal de bijoux faits main dont je voulais faire quelque chose.

Sérieusement, c’était n’importe quoi. 

 

Quelle plateforme ?

J’ai étudié les différentes possibilités de vente en ligne sur des plateformes pertinentes : Amazon, A little market, Etsy, même Leboncoin. Le bon coin est gratuit, mais très nettement orienté vers la vente d’occasion plutôt que la création originale. Parmi les autres, Etsy semblait le moins cher en termes de commission et je trouve son apparence et son ergonomie plus agréables.

Le seul bémol est qu’Etsy est encore peu connu en France. Autour de moi, on connaît Le bon coin, on sait vaguement qu’Amazon héberge aussi des vendeurs extérieurs, on a entendu parler de Little market (lequel a été racheté par Etsy il y a quelques années, soit dit en passant). Etsy reste un site avant tout américain. Mais internet étant par définition international, on peut très bien s’en sortir quand même.

 

Comprendre le fonctionnement d’Etsy

Mon premier et principal conseil est le suivant : lisez les conseils d’Etsy et des autres vendeurs autant que vous le pouvez !

Sur cet aspect, Etsy est très bien conçu. On a à disposition un « manuel du vendeur » complet dans plusieurs langues, des forums actifs et des FAQ. C’est long et frustrant au début car ça fait beaucoup d’information à intégrer et cinq images c’est beaucoup et c’est quoi le SEO et j’ai aucune idée de mot-clé pour décrire ce bracelet bleu mis à part bracelet et bleu, mais le jeu en vaut la chandelle. Il y a beaucoup de compétition, venant du monde entier. Maîtriser ces quelques astuces fait toute la différence.

Je pars du principe que vous avez trouvé l’identité de votre marque et que vous avez terminé l’installation générale de la boutique (bannière, biographie, catégories d’articles, etc.). Il faut maintenant réussir ses fiches produits.

 

Les « trucs » les plus importants

Si je devais choisir parmi les meilleurs conseils pour créer des fiches produit efficaces et améliorer son exposition, ce serait les trois suivants. Ils ne sont pas suffisants, mais à mon sens ils sont les premiers et les plus importants à retenir.

 

  • Présentez 5 belles photos

La qualité de vos photos est primordiale. Des photos ratées dévalorisent votre produit et vous étiquettent « amateur ». J’ai déjà fait un semblant de tutoriel à ce propos, je ne m’y attarderai donc pas.

Vous vous direz peut-être que cinq photos du même produit est inutile et qu’on cerne très bien l’objet avec deux ou trois. Mettez-vous à la place du client : personnellement, quand je navigue sur Etsy, j’ai horreur de n’avoir à disposition qu’une seule photo ou trois photos identiques. Je n’ai pas la possibilité d’essayer ni toucher l’objet avant de l’acheter. Il faut donc être doublement convaincant pour que j’accepte de l’acheter.

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Habituellement, voici ce que prends :

  1. une photo élégante, souvent avec un angle de côté pour inviter à venir en voir davantage ;
  2. une photo de face, informative, vue du dessus, pour montrer l’ensemble du produit ;
  3. pour les boucles d’oreille, une photo « pendue » pour montrer l’effet de la gravité ; pour les collier et bracelet, un autre angle de côté ;
  4. une photo présentant le bijou porté, en l’occurrence par moi (souriez !) pour que le client puisse se voir à ma place ;
  5. un gros plan des pierres et perles pour en montrer les détails.

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  • Utilisez tous les caractères disponibles

Cela vaut pour le titre de la fiche produit autant que pour les mots-clés (tags). Il m’a fallu quelques mois avant d’être à l’aise là-dessus.

C’est à ce moment que vous croisez le redouté SEOSearch Engine Optimization, ou optimisation des moteurs de recherche. Lesdits moteurs (que ce soit celui d’Etsy, de Google ou tout autre) fonctionnent tous de la même façon. Les résultats de recherche qu’ils vous présentent sont ceux qui ont pris soin de se conformer à leur fonctionnement. Etsy propose de nombreux articles sur le sujet. À ce stade, je me concentre sur les mots-clés, les titres de fiche et les liens.

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Au début, je trouvais qu’un long titre dans lequel on balance des mots-clés sans faire de phrase aurait l’air ridicule. Je me disais aussi qu’il fallait que mes mots-clés reflètent strictement la réalité. En vrai, tout le monde s’en fout. On ne lit jamais l’intégralité du titre et on ne jette même pas un œil aux mots-clés. Si vous avez de la chance, votre client lira le descriptif du produit. Des amis m’ont conseillé de préciser dans mes fiches que j’acceptais de vendre séparément les éléments d’une parure ou que mes crochets de boucle d’oreille étaient hypoallergéniques. Cool, merci et oh ça alors, c’est déjà marqué, là, juste sous ton nez.

Cette optimisation n’est pas faite pour le client mais pour le vendeur. Ce sont les moteurs de recherche qui vont « lire » ces mots-clés.

Utiliser tous les caractères disponibles est le choix le plus malin : toute option à votre disposition pour améliorer la visibilité de votre produit est à utiliser. Plus vous jouez le jeu, plus vous augmentez les chances que votre produit soit trouvé.

           Exemples

Voici les mots que j’attribue le plus souvent : bijou fait main, boho chic, bohémien, bijou fantaisie, et quand c’est pertinent bijou/collier/bracelet/etc. ethnique. Les variations de ethnique et boho sont les mots-clés que je vois le plus souvent dans les statistiques de recherche qui ont mené à ma boutique. Cadeau pour elle est un bon passe-partout à placer de temps en temps, et c’est aussi important de mettre le nom de sa boutique au moins dans quelques articles.

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Pour m’y retrouver plus facilement, je donne des noms à mes produits. J’ai choisi des noms de femme plus ou moins désuets car ça m’amuse, et j’ai observé que ces noms apparaissent régulièrement dans les statistiques de recherche. C’est un moyen simple et assez efficace pour le client de retenir le produit et d’y revenir facilement plus tard s’il n’avait pas pu le mettre en favori.

 

  • Mettez des liens vers vos autres articles

J’ai vraiment remarqué une différence en appliquant cela. Les moteurs de recherche favorisent les résultats qui sont la destination de beaucoup de liens. Dans toutes mes fiches produit, j’ajoute un petit paragraphe « vous aimerez peut-être aussi » et je copie les liens de deux ou trois autres modèles proches en style ou en couleur.

On voit ce phénomène partout maintenant : les sites analysent votre navigation et vos mots-clés de recherche et vous proposent de la publicité personnalisée. Je trouve ça vaguement effrayant, d’ailleurs. Ma version est non-envahissante.

De plus, ça me fait réfléchir aux points commun de mes différents modèles, ce qui aide à trouver de nouveaux mots-clés.


À la semaine prochaine pour la deuxième partie !

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Tutoriel collier asymétrique — Séraphine

Aujourd’hui, je vais vous apprendre à fabriquer « Séraphine », un joli modèle de collier asymétrique. Il demande pas mal de réflexion et de tâtonnements quand on l’improvise, mais une fois les bonnes mesures trouvées, il est facile à faire.

Il vous faut : 

asymmetrical necklace DIY

  • 4 perles de votre choix (12 mm)
  • 8 petites perles (2 mm) [facultatif]
  • 4 tiges (3 tiges à boucle, 1 tige à tête plate — ou 4 tiges à tête plate)
  • 7 anneaux ouverts (5 mm)
  • Environ 70 cm de chaîne
  • 1 fermoir
  • 1 chaînette d’extension [facultatif]
  • Une pince plate, une pince ronde, une pince coupante.

asymmetrical necklace DIY

Montez 3 des 4 perles sur les tiges et faites une boucle à chaque bout grâce à la pince ronde. Montez la 4e perle sur une tige à tête plate et faites une boucle à l’autre bout. Cette dernière sera la perle « pendante ». J’ai choisi ce motif : une petite perle, une grande, une petite. Mais vous pouvez modifier ça à votre guise, bien entendu.

Conseil : il n’est jamais nécessaire d’acheter des tiges à boucle toutes faites. Achetez simplement des tiges à tête place, coupez la tête et faites la boucle vous-même. Ça vous épargnera de l’argent et du temps !

asymmetrical necklace DIY

Connectez les 4 perles montées sur tiges avec les anneaux. La perle sur tige à tête plate va tout en bas. Ne fermez pas les anneaux pour l’instant.

À présent, coupez 5 morceaux de chaîne en suivant les mesures ci-dessous :

asymmetrical necklace DIY

Attachez les 3 morceaux de 16, 14 et 13,5 cm aux anneaux comme sur la photo, en partant du bas, puis fermez les anneaux. Au 4e anneaux (tout en haut), attachez le deuxième morceau de chaîne de 16 cm et fermez l’anneaux. À l’autre bout, attachez le fermoir avec un autre anneau.

Prenez les 3 premiers morceaux de chaîne, déjà attachés d’un côté, et rassemblez-les dans un nouvel anneau à l’autre bout. Ajoutez le dernier morceau de chaîne (7 cm) et fermez l’anneau. À l’autre bout, attachez un dernier anneau et la chaînette d’extension.

Voilà !

asymmetrical necklace

asymmetrical necklace

Vous avez fabriqué un collier élégant et original. D’expérience, il a du succès en société ; je reçois toujours des compliments.

Amusez-vous bien !

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Devenir micro-entrepreneur

Aujourd’hui, je vais retracer mon parcours pour prendre le statut de micro-entrepreneur (anciennement appelé auto-entrepreneur) : les démarches, les informations essentielles, et mon ressenti global de l’expérience.

Situons mes capacités en terme de prise de chou administrative :

  • j’ai vécu un an au Canada dans le cadre du Programme vacances-travail (PVT) ;
  • j’ai prolongé ce séjour par un visa de travail ;
  • mon activité principale, salariée, est la co-gérance du service administratif d’une petite maison d’édition.

On peut donc dire que j’ai un certain nombre d’heures de paperasserie et de questions juridiques dans les pattes. Maintenant que je vous ai fait un peu peur, je peux vous l’avouer, ce préambule était parfaitement inutile : devenir micro-entrepreneur, c’est facile comme tout.

 

Le compte bancaire

Attention, je commence par la fin.

Pour moi, le plus pénible à ce jour a été la création de mon compte bancaire d’entreprise. Le compte de l’entreprise doit impérativement être séparé du compte personnel ; toutefois, un compte professionnel n’est absolument pas obligatoire, contrairement à ce que vous diront souvent les banquiers. N’hésitez pas à insister sur ce point : le compte pro, c’est très cher et parfaitement inutile pour une micro-entreprise.

Ouvrir un compte à la banque, c’est facile. Ensuite, j’ai attendu ma carte bleue quinze jours au lieu d’une semaine, tout ça pour découvrir que le code avait été changé sans que j’en sois informée et sans aucune raison. J’ai failli bloquer la carte en voulant payer un achat puisque le code que j’avais reçu était faux. J’ai râlé au guichet, tout ça pour m’entendre dire qu’il fallait que j’attende de recevoir un courrier avec le nouveau code. Trois semaines de perdues, aucune explication. Ma conseillère s’est pris un mail cinglant de ma part, mais bien entendu je n’ai pas encore eu de réponse. Je la relance régulièrement, mais je n’ai pas grand espoir.

Préoccupez-vous de ce point en avance, c’est plus prudent !

 

Se renseigner et entamer les démarches

Reprenons au début. La première chose, c’est de déterminer votre activité. Certaines activités dépendent de la Chambre de Commerce. Dans ce cas, je ne peux rien pour vous. Comme je fabrique les objets que je vends, je dépends de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).

Il est relativement facile de trouver des informations pertinentes sur internet. Toutefois, on y trouve aussi un certain nombre d’infos contradictoires ou simplement erronées. De plus, si le portail des auto-entrepreneurs est très complet, je le trouve aussi très inconfortable à lire : trop d’infos entassées, c’est décourageant.

Finalement, j’ai choisi la méthode feignasse : aller demander. Ce n’est pas toujours la bonne ; ça dépend fortement du type d’administration. Aller demander des infos sur le PVT à l’ambassade canadienne, par exemple, c’est une idée pourrie parce qu’ils vont vous dire sur un ton méprisant d’aller voir sur leur site.

La Chambre de métiers de mon département (Seine-Saint-Denis) est, par chance, très bien organisée. Pour commencer, ils font des réunions d’information hebdomadaires. Sur une matinée, on passe en revue les principaux statuts juridiques d’entreprise, leurs différences aux niveaux fiscal et social, les services proposés par la CMA pour vous accompagner dans votre immatriculation, les subventions possibles à demander…

La CMA de Seine-Saint-Denis propose une « permanence économique » tous les matins de 9h à 13h. On peut appeler un conseiller pour lui poser des questions ; on peut aussi lui écrire un mail en laissant son numéro pour qu’il vous rappelle. Et il rappelle, j’ai testé. C’est à ma connaissance toujours le même, un monsieur très gentil qui sait tout à fait de quoi il parle et qui aime les tartes aux pommes (c’est lui qui le dit). Il y a d’autres permanences d’experts (comptable, mutuelle, RSI, etc.) en cas de besoin. Elles sont détaillées sur cette page.

Fort de toutes les connaissances acquises par tous ces moyens, on peut choisir son statut juridique. J’ai choisi la micro-entreprise, d’abord car je souhaite conserver mon travail en tant que salariée, et ensuite car c’est un régime très facile d’accès pour tester l’aventure avant de penser à quelque chose de plus ambitieux.

Petite parenthèse informative : il faut distinguer l’entreprise et la société. Une société est une entreprise, mais toute entreprise n’est pas une société. Dans le cas de la micro-entreprise, l’entreprise, c’est vous. La société, elle, est une entité séparée de vous. Une société est une personne morale ; vous êtes une personne physique. Un micro-entrepreneur n’est pas une société.

 

L’immatriculation

Pour demander son immatriculation de micro-entrepreneur, il faut envoyer :

  • le formulaire P0 rempli ;
  • une copie de sa pièce d’identité ;
  • un justificatif de domicile ;
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation avec filiation (modèle téléchargeable sur la même page que le formulaire P0) ;
  • l’attestation de suivi du stage de préparation à l’installation ;

au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) : c’est le guichet auprès duquel on dépose son immatriculation et qui répercute l’information auprès de tous les organismes nécessaires. C’est préférable de passer par eux, ainsi vous êtes sûr que les déclarations sont bien faites et tous les organismes informés.

Il existe des plateformes internet pour préparer son dossier, mais cela ne gère qu’une partie de l’inscription. Vous obtiendrez votre SIRET, mais ne serez pas inscrit au Répertoire des métiers, par exemple, ce qui est indispensable.

À noter :

– attention aux professions réglementées qui nécessitent un diplôme ou une qualification professionnelle ! Renseignez-vous bien ; ce n’est pas mon cas, donc je ne m’y attarde pas ;

– si vous souhaitez protéger vos biens en cas de faillite, vous aurez d’autres démarches à faire et votre déclaration d’insaisissabilité sera à joindre au dossier.

 

Le stage de préparation à l’installation (SPI)

Ce stage est une version approfondie de la matinée d’information de la CMA. On y apprend tous les éléments importants pour bien démarrer son entreprise, les pièges, les différentes possibilités. Ça prend 5 jours sur place ou, comme le propose la CMA 93, autant de temps qu’on veut en ligne et 1 journée sur place. Ça coûte cher, mais c’est valable à vie et dans toute la France. Une fois fait, vous n’aurez plus jamais à le refaire même si vous changez quinze fois de statut et d’emploi.

On peut en être dispensé : il faut pour cela prouver qu’on a fait, au moins en partie, des études de gestion. Ça n’a pas été mon cas, vu mon parcours de grosse artiste.

À la fin de la réunion d’information, je me suis inscrite, on m’a donné un classeur avec des fiches informatives, un identifiant pour accéder au module en ligne, et une convocation pour la journée de présence à la CMA.

Ainsi allégée de 260 €, j’ai opté pour la version internet du stage. Je suis salariée ; poser 5 jours de congés en pleine rentrée littéraire, c’est compliqué. Et puis c’est pas des vacances, alors flûte. J’ai la chance de pouvoir travailler à temps partiel et j’ai donc pu arranger mon emploi du temps pour venir à l’unique journée de présence obligatoire.

Pendant ce stage, j’ai appris beaucoup de choses inutiles pour ce que je compte faire, mais ça reste intéressant dans l’absolu. J’ai stressé comme une nouille car il y a un test à la fin pour vérifier qu’on a tout compris. Je n’ai pas révisé quoi que ce soit depuis mes études (ça remonte à plus de dix ans, gloups). En vérité, le test est facile, par contre il est mesquin comme le code de la route. C’est un QCM avec plein de petits pièges très vicieux.

Heureusement, l’ambiance est bonne. On a droit à des intervenants très intéressants : un expert comptable, une personne du CFE, et un agent de contrôle des entreprises. La conclusion de ces rencontres est attendue : faites les choses honnêtement, n’hésitez pas à demander conseil, soyez prudent financièrement et tout se passera bien.

 

On en voit le bout !

Après l’envoi de mon dossier complet au CFE, j’ai reçu huit jours plus tard un courrier me confirmant que j’étais en cours d’immatriculation. Le courrier me donnait d’ores et déjà mon numéro SIRET. Dans les semaines qui ont suivi, j’ai reçu mon attestation d’enregistrement au Répertoire des métiers, la confirmation de mon SIRET par l’INSEE, mon Kbis, mon courrier d’adhésion au RSI, etc.

En tout, l’immatriculation m’a pris deux mois. On dit toujours que créer une entreprise en France est très difficile ; ça dépend fortement du type d’entreprise. Le régime micro-entrepreneur a justement été créé pour faciliter l’activité des gens comme moi. Il me reste encore à tester la déclaration de mes charges sociales et de mes impôts, peut-être qu’à ce moment je déchanterai !

 

J’écrirai prochainement d’autres articles pour parler d’autres points : les déclarations, les courriers frauduleux, l’assurance professionnelle, la compta, etc. À la fin, j’aimerais faire un petit guide du micro-entrepreneur ! Je ne prétends pas parler de tout, mais au moins rassurer un peu ceux qui envisagent de franchir le pas.

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Report à l’acétone – DIY

Aujourd’hui, un petit tutoriel !

S’il vous est arrivé de vouloir dessiner quelque chose sur du tissu ou un autre support qui ne passe pas dans l’imprimante, mais que vous n’aviez pas assez confiance en vous pour y aller directement à main levée, cet article est pour vous. Je vais vous montrer comment « imprimer » un modèle pour s’aider.

Pour décorer notre boutique de GN, B. et moi avons fabriqué une enseigne. On avait d’abord pensé peindre un panneau en bois, mais le transport aurait été plus compliqué qu’avec du tissu. B. avait en réserve des morceaux de cuir, ce qui tombait très bien.

Nous avons conçu ensemble le logo de notre boutique.

Acetone-logo1

La goutte d’encre est aussi une perle ! Malin, non ? Oui, je sais, bijoux et tattoos n’est pas correct, il aurait fallu bijoux et tatouages. Mais ça rime comme ça ; c’est toujours mieux quand ça rime.

Comme nous n’avions pas beaucoup de temps (comprendre : on était complètement charrette) et que notre morceau de cuir n’était pas très grand, nous avons modifié le logo pour qu’il soit plus simple et qu’il ait une forme rectangulaire.

acetone-logo2b

Refaire ce dessin directement sur le cuir aurait été risqué : faire du lettrage à main levée est très difficile, et si on se trompe, pas de Ctrl-Z…

B. étant graveur professionnelle, elle m’a transmis le secret du report à l’acétone.

Acetone1

Le matériel dont vous aurez besoin :

  • une bouteille d’acétone;
  • un chiffon propre;
  • votre image inversée, imprimée avec une imprimante laser sur une feuille de papier ;
  • le support sur lequel vous voulez reporter le dessin ;

Acetone2

Mettons que ceci est votre image à reporter. Il vous faut lui appliquer une symétrie horizontale, comme un miroir, avec n’importe quel logiciel de retouche d’image. Ça paraît évident quand je le dis, mais on l’oublie très facilement. Nous allons transférer l’encre de cette image imprimée ; par conséquent, l’encre va devoir toucher le cuir. Il faut donc qu’elle soit inversée pour apparaître dans le bon sens à la fin.

 

Acetone2b

OK, maintenant que l’image est bonne, imprimons !

Ça ne marchera pas avec une jet d’encre ; il faut de l’encre de toner (qui est en poudre, en fait). Plus l’imprimante laser est de bonne qualité, mieux ça vaut. B. et moi avons testé cette méthode avec deux imprimantes différentes. Le report était considérablement plus facile avec une imprimante professionnelle qu’avec une petite imprimante familiale.

Attention, l’acétone n’est pas bon à respirer. Faites en sorte de travailler à l’extérieur ou au moins dans une pièce bien ventilée. J’ai également porté un masque.

Acetone4

Une fois prêt(e)s, placez la feuille de papier sur votre support, avec la face imprimée vers le bas, de façon à ce que l’encre touche le support. Imbibez légèrement le chiffon avec de l’acétone et tamponnez la feuille. Attention à ne pas la déplacer et finir avec un dessin décalé. L’acétone s’évapore très vite, c’est normal. Le chiffon ne doit pas être trop imbibé, sinon le papier va se déchirer.

Si votre imprimante n’est pas super, il faudra peut-être tamponner puis gratter avec un outil rigide (mais pas tranchant !) pour aider l’encre à se détacher du papier.

Une fois tout le dessin tamponné, vous pouvez enlever la feuille de papier et voilà ! L’encre a quitté le papier pour « s’imprimer » sur le support.

Acetone5

Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est de laisser sécher, de façon à laisser s’évaporer l’odeur d’acétone. Puis, vous pouvez peindre par-dessus. Pour le cuir, j’ai utilisé des marqueurs POSCA. Un marqueur blanc couvre l’encre sans problème.

Nous avions aussi fait des étiquettes pour décorer la boutique. Voici l’une des miennes juste après le report — c’est fait avec l’imprimante de moindre qualité, le report était donc plus difficile, mais largement suffisant :

acetone transfer

Et après avoir repassé les lignes au marqueur :

acetone transfer

Cette technique fonctionne sur plus ou moins tous types de supports : tissu, lino et gomme, par exemple. Comme vous le voyez, c’est facile et efficace.

Amusez-vous bien !

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Prendre des photos de bijoux – Tutoriel

Pour vendre des bijoux (ou quoi que ce soit, d’ailleurs) sur internet, il est connu que le soin apporté aux photographies est essentiel. Une boutique en ligne fonctionne comme une vitrine, sauf que le client potentiel ne peut pas y entrer, toucher ni essayer les produits. Une photo est tout ce à quoi il a droit, ce qui peut être frustrant puisqu’on ne peut pas toujours s’y fier. Qui n’a jamais commandé en ligne un article qui semblait superbe sur la photo et s’est révélé très décevant une fois reçu ?

J’essaie de toujours poster des images qui mettent en valeur mes créations et les montrent sous tous les angles. Je les retouche, mais pour les améliorer, jamais pour tricher.

J’ai préparé un tutoriel pour présenter ma méthode. J’espère qu’il pourra être utile pour de nouveaux vendeurs qui passeraient par ici.

 

Avertissement

Il faut savoir que je suis une feignasse. Et comme fabriquer des bijoux est un passe-temps, je refuse d’investir trop d’argent dans ma boutique. Ma façon de faire pourrait se résumer à « Boarf, ça ira comme ça ».

 

Quelle sorte de photos faut-il prendre ?

Les articles de mode sont toujours présentés sur des photo surexposées avec un fond blanc. Quoi que vous vendiez, l’avantage d’avoir choisi une boutique en ligne est que vous pouvez créer votre propre style.

Gardez en tête que la photographie est un métier et que la clientèle est quotidiennement confrontée aux grandes marques qui savent précisément ce qu’elles font car vendre est aussi un métier. Dans notre cas, il faut concentrer la présentation sur l’aspect personnel, fait main et « petite entreprise », sans pour autant avoir l‘air d’un amateur.

 

D’abord, le matériel.

Un des aspects sympa de notre époque est qu’on peut facilement se procurer un appareil photo correct. J’utilise mon smartphone. Il fait 5 mégapixels, c’est largement suffisant. Les magasins et publicités vous font toujours croire que la résolution ne sera pas suffisante et vous dirigent vers les 8 ou 13 mégapixels hors de prix, mais vous ne verrez aucune différence à moins d’imprimer sur une affiche.

De plus, Etsy recommande des images de 1000 pixels de large seulement, sinon la photo sera trop longue à charger (le cyber client a une patience plus que limitée).

 

Ensuite, l’installation.

Première règle évidente : il faut de la lumière. La lumière naturelle est préférable, à moins que vous ne possédiez un studio photo.

Pour ce tutoriel, je vais prendre « Morgane » en exemple. Ce sont des boucles d‘oreilles faites avec des perles en verre de Bohême rouges en forme de goutte, des cristaux Swarovski et des coupelles argentées. Le style de la photo ci-dessus est ce que je cherche à atteindre. Je vais à présent montrer comme j‘y parviens.

 

L’éclairage

Un conseil important : évitez les sources de lumière trop agressives et brillantes. Pointer une lampe vers l’article n’est pas une bonne idée. Vous obtiendrez une photo trop contrastée avec des ombres marquées et des couleurs altérées.

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Ceci a été pris avec une lampe de bureau pointée vers les boucles d’oreille. Même après retouche, ça reste totalement ignoble.

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L’ambiance jaunâtre est sinistre, les ombres sont beaucoup trop fortes et mes ravissantes perles rouges tournent au lie-de-vin violacé. J’ai eu du mal à prendre la photo car l’ombre de mon appareil rentrait dans le champ. Cette image donne une impression générale très oppressante et désagréable qui me donne envie de m’en aller très vite ; c’est précisément ce qu’on souhaite éviter.

 

Le DIY est votre ami

Vous pouvez facilement construire une boîte à lumière, c’est tout simple et pas cher : ce tutoriel vous aidera, par exemple.

Une autre solution est de placer un papier blanc devant la source de lumière (le papier calque ou le papier sulfurisé fonctionnent le mieux, selon mon expérience) pour diffuser la lumière et adoucir les ombres. Mais soyez très prudents : une lampe qui chauffe, ça veut dire du papier qui brûle. Ne mettez pas le feu à votre maison ni à vous-même, s’il vous plaît.

 

Les moyens du bord

La meilleure option, et la plus simple, c’est la lumière naturelle. Le plus souvent, les habitations ont des fenêtres ou, mieux, un jardin : servez-vous-en ! Voici mon installation.

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La surface sur laquelle je dispose mes bijoux est le couvercle d’une boîte en carton que j’ai posé sur un tabouret. J’ai acheté la boîte dans un magasin quelconque pour peut-être 4 €. Elle est assez grande pour mon utilisation et elle a une espèce de motif en peau de serpent qui lui donne un charme discret. Mon mur blanc apparaît souvent dans mes photos aussi, il n’est pas bien élégant mais il reste assez neutre et je n’ai pas les moyens de le refaire. Boarf, ça ira comme ça (j’avais prévenu).

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Une surface blanche est à mon sens ce qui convient le mieux. Ça reflète la lumière, ça a l’air professionnel et les articles ressortent bien dessus.

 

Les photos

Etsy, la plateforme que j’utilise, permet de mettre en ligne 5 photos par article. C’est toujours mieux de les utiliser toutes. Essayez de varier les angles de vue et la position des articles. Tout dépend des produits que vous vendez, bien entendu. C’est le moment de se montrer inventif ! Bien entendu, soignez le cadrage et éliminez toute photo floue.

Je prends au moins une photo frontale qui montre l’ensemble du bijou, un gros plan pour montrer la couleur, la forme, les veines des pierres ou des perles, et une photo où je porte les bijoux. Comme je n’aime pas montrer ma tête sur internet, je recadre au plus plus près pour ne laisser que l’essentiel. Le reste est en fonction de mon humeur et de l’article en question. Pour les boucles d’oreille, je prends toujours une photo où elles sont accrochées à un simple verre à pied pour montrer comment elles tombent.

[Mise à jour : j’ai écrit des articles plus détaillés sur les fiches produits et les boutiques Etsy !]

 

La retouche

À présent, j’ai pris une photo de Morgane. Elle ne rend pas justice au bijou pour le moment. C’est terne, sans vie et les perles rouges sont beaucoup plus belles que ça en réalité. Je vais donc retoucher un peu l’image.

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N’importe quel logiciel de retouche photo convient. J’utilise Photoshop car j’ai eu le besoin professionnel d’acheter une licence autrefois (c’est une ancienne version que je n’ai pas mise à jour depuis des lustres), mais vous n’avez aucun besoin de dépenser autant. Gimp est un excellent logiciel libre, mais Paint sous Windows ou Aperçu sous Mac OS X sont largement suffisants. Il suffit d’une recherche rapide sur internet pour apprendre comment réaliser sous tout logiciel les manipulations basiques que je vais montrer, ou leur équivalent.

 

Les niveaux (Ctrl ou Cmd + L / Image > Réglages > Niveaux…)

Je ne vais pas entrer dans les détails techniques parce qu’on s’en fiche pas mal et que je ne suis pas experte.

Les niveaux sont faciles à comprendre : le graphique vous montre les niveaux de luminosité de votre image. Tripotez les petits curseurs et l’image devient plus claire ou plus foncée. Dirigeons-nous vers plus clair. Attention à ne pas « aplatir » l’image en retirant trop de noir : le contraste est essentiel, il faut le garder.

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Hop, c’est mieux, mais pas encore parfait.

 

Les courbes (Ctrl ou Cmd + M / Image > Réglages > Courbes…)

Même idée. Vous avez une ligne par-dessus les tons clairs et foncés que vous pouvez bidouiller tout votre content. J’augmente les tons clairs tout en conservant assez de tons foncés pour maintenir le contraste, voire en ajouter.

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C’est pas mal, tout ça !

 

Dernières corrections

Si j’ai raté mon cadrage, je recadre l’image pour l’arranger (dans la boîte à outil / raccourci : C). Parfois, placer l’objet pas tout à fait au centre de la photo est du plus bel effet. Ça s’appelle la règle des tiers. N’en abusez pas : on présente un produit à acheter, pas une photographie d’art.

Ensuite, je réduis l’image à 1000 pixels de côté (Ctrl ou Cmd + alt + I / Image > Taille de l’image…) pour pouvoir la poster sur Etsy, et voilà ! Morgane sous son plus beau jour.

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J’espère que ce tutoriel vous a été utile !

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Tutoriel : Vivianne

Today, I’m trying to offer a mini-tutorial.

For the basic aspects (how to open and close rings, how to set a clasp…), there are already plenty of excellent tutorials online, so I’m only covering the specifics on this one (mostly the measurements).

Of course, being the uncomplicated person that I am, I had to try and draw it.

Vivianne-tuto

‘Vivianne’ is a jewellery set with matching earrings and necklace. I chose flat, not quite round Czech glass beads. They are a bright, translucent green with a slight turquoise blue shading. This particular colour goes very well with a dark chain.

I wanted something asymmetrical but simple. It took quite a few tests to find a satisfying combination.

 

Here is the final result:

Vivianne-parure5

(Click to see more pictures)

 

Material: 

Round-nose pliers

Flat-nose pliers

Cutting pliers

Around 45-50 cm chain (20 inches).

5 eye pins (40 mm)

1 head pin, for the pendant bead

1 lobster clasp

1 extension chain (60 mm)

Beads (20 mm)

11 jump rings (5 mm)

 

Enjoy!

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